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lundi 19 octobre 2009
Une enquête publique portant sur le démantèlement de la centrale de Brennilis doit avoir lieu du 27 octobre au 27 novembre prochain. Il s’agit du premier cas de démantèlement d’une centrale nucléaire en France. Les Verts Bretagne dénoncent la précipitation avec laquelle EDF engage cette procédure, ainsi que les carences du dossier soumis à l’enquête. Ce dossier, publié par EDF en juin 2009, a été constitué sans aucun avis extérieur. Il est particulièrement étoffé puisqu’il comporte 1900 pages, mais il omet l’essentiel : il ne mentionne aucune valeur de contamination des circuits ni aucun débit de dose autour de l’ancien coeur du réacteur, et il ne présente aucun schéma des pollutions du sous-sol. Cela fait davantage penser au plan de démontage d’une laiterie qu’à celui d’une installation nucléaire ! Les Verts Bretagne regrettent que les élus, majoritaires à la CLI (commission locale d’information), aient validé le lancement de l’enquête sur de telles bases. Comme à l’accoutumée, EDF demande que l’on fasse aveuglément confiance à son savoir-faire et met en avant d’hypothétiques retombées sur l’emploi local et cela suffit malheureusement à en convaincre certains. Les Verts Bretagne demandent qu’un nouveau dossier de présentation soit élaboré, comportant notamment :
Les Verts Bretagne considèrent qu’un débat national s’impose et soutiennent la demande de saisie de la commission nationale du débat public formulée par les associations AE2D et Sortir du Nucléaire. Enfin, si EDF entend montrer que le démontage d’une centrale nucléaire est une opération banale, dont la technologie et les coûts sont parfaitement maîtrisés, les Verts tiennent à rappeler que les enjeux de santé publique et de sécurité des travailleurs ne doivent en aucun cas être sacrifiés sur l’autel des intérêts économiques. Claire Duval et Lars Kiil-Nielsen, porte-parole des Verts Bretagne Lundi 19 octobre 2009
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