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jeudi 1er octobre 2009
Face au refus de l’Inspection académique d’ouvrir une deuxième classe de maternelle à l’école, les élus Verts au Conseil régional de Bretagne ont réagi à deux reprises. Ecole bilingue de Bruz : une attaque à la hussarde de la part de l’Inspection Académique ! Rennes, le 24 septembre 2009 La filière bilingue breton-français existe depuis le 15 octobre 2003 au sein de l’école Jacques-Prévert de Bruz. Cette filière a décollé avec chaque année des progressions d’effectifs, passant de 18 enfants inscrits en maternelle en 2003 à 84 enfants en 2009 répartis entre une classe maternelle et deux classes élémentaires. Depuis 2008, la filière primaire est complète et nécessite l’ouverture d’une nouvelle classe maternelle. Ce que les parents d’élèves réclament à juste titre et que l’Académie refuse sur la base d’un comptage très discutable, appliqué à la seule filière bilingue. Il y a à ce niveau un double discours de l’Inspection académique qui a signé avec la Région une convention additionnelle au contrat de projet pour développer le bilinguisme et la réalité de son action sur le terrain. A Bruz, elle ne respecte clairement pas ses engagements. On peut même considérer qu’elle entend briser à dessein le bel élan de la filière bilingue à l’école Jacques-Prévert ! La demande d’ouverture d’une nouvelle classe n’a pas été inscrite à l’ordre du jour de la commission technique paritaire de l’Académie (procédure légale) alors que le nombre d’enfants est suffisant. Ce n’est plus en l’espèce de la simple mauvaise volonté mais bien un choix délibéré de nuire au développement de la langue bretonne, de manière discriminante. N’oublions pas le refus par l’Académie de l’ouverture d’une classe bilingue à Guichen, cette dernière invitant alors les parents d’élèves à inscrire leurs enfants à Bruz ! Ce constat sur le fond est aggravé par l’attitude et les propos violents tenus par les fonctionnaires Académiques. Ainsi, l’Inspecteur départemental s’est jugé suffisamment libre pour stigmatiser la langue bretonne en jugeant son apprentissage « artificiel » en Ille-et-Vilaine. Bel exemple d’ouverture d’esprit ! Une institutrice à temps partiel a été dépêchée pour soulager les institutrices qui doivent faire face en conséquence à une surcharge d’effectifs. Les enfants sont sélectionnés au jour le jour, jamais les mêmes, pour suivre cette nouvelle maîtresse. On imagine les traumatismes provoqués chez des enfants qui ont encore besoin de sécurité et d’attention. Ces méthodes sont proprement inacceptables et nous ramènent à des temps anciens où la punition (le sabot autour du cou) était la règle pour les petits bretonnants. Les élus régionaux verts ne peuvent que condamner cette déstructuration à la hussarde d’une filière bilingue qui ne doit avoir qu’un seul tord aux yeux de l’Académie : cette filière marche et les parents d’élèves en sont convaincus au point d’entamer un véritable parcours du combattant. Aujourd’hui, ils sont entrés en résistance, courageux et responsables. Les élus régionaux verts leur apportent leur soutien et dénoncent l’attitude et les actes indignes d’une administration qui a la charge d’éduquer les enfants de tous les citoyens français, dans le respect de la diversité de la République. Yannick CAIRON
Les élus du Conseil régional de Bretagne écrivent au Recteur d’Académie afin qu’il revoit sa position sur l’ouverture d’une classe supplémentaire à l’école bilingue de Bruz. Rennes, le 29 septembre 2009 Un courrier signé de l’ensemble des groupes politiques du Conseil régional vient d’être envoyé au Recteur de l’Académie de Rennes, Monsieur Alain MIOSSEC, afin de lui demander de renouer les fils du dialogue avec les parents d’élèves de l’association Div Yezh de l’école Jacques Prévert de Bruz. Cette initiative, encouragée par les conseillers régionaux Verts, s’inscrit dans la continuité du vote unanime en 2005 du Conseil régional en faveur d’une politique linguistique ambitieuse. Ce geste fort témoignait de l’accord politique qui existe entre toutes les formations politiques élues au Conseil régional autour des questions inhérentes à la langue bretonne. Nous espérons que Monsieur le Recteur saura entendre la demande des élus bretons de tous bords et qu’il reviendra sur sa décision. Nous estimons que rien ne doit empêcher l’ouverture d’une seconde classe bilingue en maternelle à l’école Jacques Prévert de Bruz afin de permettre aux enfants de suivre le mode de scolarité souhaité par les familles. Yannick CAIRON
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