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Elevage industriel et nouveaux virus : une vraie question

dimanche 10 mai 2009

L’irruption de la grippe A, au-delà des mesures prises pour lutter contre la propagation de la maladie, devrait nous interroger sur les causes d’une telle situation :

Les élevages industriels hors-sol de porcs ou volailles soumis à des traitements antibiotiques quasiment continus constituent des milieux propices à l’apparition de virus nouveaux et de bactéries résistantes aux antibiotiques. La région de l’élevage de la Gloria, au Mexique, d’où provient l’apparition chez l’homme de ce virus correspond à ce modèle. Et l’élevage porcin en Bretagne est sensiblement du même type.


En 2004 le très sérieux Bulletin de l’Académie vétérinaire de France, à la suite d’études sérologiques et de recherches virales a indiqué que : " depuis le début des années 2000, la grippe du porc en France concerne avant tout les élevages de Bretagne, où la densité porcine est la plus élevée. Elle a un impact économique considérable dans les élevages de cette région. L’activité grippale est le fait de virus A/H1 d’origine aviaire (A/H1N1) ou de réassortants (A/H1N2). L’instabilité des virus grippaux suppose d’adapter régulièrement les outils de détection afin de permettre une épidémiosurveillance efficace. "

Au delà des vérifications et contrôles sanitaires qui doivent par précaution en Bretagne se renforcer et se multiplier dans une transparence complète, ce modèle industriel de production alimentaire, destiné à encourager la consommation massive de viande, démontre son danger potentiel. Il est durablement néfaste sur le plan de la santé (obésité, maladies cardio-vasculaires), sur le plan sanitaire (vache folle, grippe aviaire et maintenant porcine), sur le plan des pollutions (qualité de l’eau, marées vertes)

C’est pourquoi les Verts se mobilisent régulièrement contre tout nouveau projet s’inscrivant dans ce modèle comme celui de la maternité porcine de Trébrivan et proposent une reconversion progressive de l’agriculture bretonne ; de plus des élevages plein-air à taille humaine créeraient davantage d’emplois.

C’est aussi pourquoi ils appellent à élire le 7 juin au Parlement européen les candidats d’Europe Ecologie qui sauront porter ces exigences.

Claire Duval
Porte-Parole des Verts Bretagne